Une des sources majeures du Poème de l’Âme est la doctrine illuministe, selon laquelle le corps est une prison de l’âme, primitivement créée pour vivre dans l’intemporalité céleste. Cette idée sous-jacente à de nombreux vers du Poème de l’Âme est présente dans plusieurs des tableaux principaux, en particulier ceux qui représentent le rêve, comme l’Échelle d’Or. Les thèmes voisins ou consécutifs de l’enfermement comme le lien, l’enfoncement l’emprisonnement, apparaissent un peu partout, cependant que deux tableaux majeurs, le Mauvais Sentier et Cauchemar réunissent puissamment tous ces éléments et évoquent un enfermement inéluctable et angoissant, une sorte de hantise de l’engloutissement, si puissamment exprimée que Baudelaire n’a jamais oublié ces deux toiles, contemporaines des recherches du Docteur Bottex sur le magnétisme, auprès de qui Janmot a travaillé peu auparavant.
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| Auteur |
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| Hardouin-Fugier Elisabeth |
| Référence |
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| RB-011981-02 Art et enfermement, Lyon, 1980 |
| Catégories |
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| Art Littérature Philosophie Peinture |




