Mon texte ne veut être qu’une approche, il ne peut pas éviter de faire fragment, inné à toute explication provisoire d’une œuvre dont j’essaie de témoigner la complexité, et, avant tout, la beauté.
L’autoportrait est une image de la solitude. Il est fait de temps et de tristesse, cette maladie à ne pas guérir : d’être seul, par terre. L’artiste qui se peint, rencontre sa tristesse de ne voir que lui, se faisant objet de sa solitude, se tenant compagnie dans l’image, dans ses voyages à travers les miroirs.
Car peindre veut dire errer, veut dire douter de ce qui est là, veut dire. Veut se souvenir de ce qui serait rendu visible. Et là, où le doute va rencontrer le regard, il y aura l’accident de la peinture. Ce lieu, par conséquent, est fugace. II ne peut être indiqué que par la quête de lui-même, quête de l’impossible, sans issue, quête du miroir sans reflet. Ceci dit : la mélancolie.
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| Auteur |
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| Schauder Silke |
| Référence |
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| RB081987-13 L’autoportrait, Albi 1986 |
| Catégories |
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| Art Esthétique Dessin Peinture |





