Les premières expériences « d’écriture automatique » de Breton et Soupault se réfèrent à l’interprétation des rêves et aux associations libres de Freud mais elles en déplacent l’investissement de l’observation du psychisme à celle de la création à travers l’écriture, de l’étude de l’inconscient à la conquête d’une « source » d’où émergent les mots d’avant le sens à l’origine du langage, de la quête du vrai de son propre fonctionnement psychique chez Freud au dire-le-vrai de sa propre élaboration poïétique.
Si « automaton »‘ renvoie « l’écrivant » au réseau des signifiants et au processus primaire qu’actionne le principe de plaisir, « Tuché » le met en présence d’un habillage nécessaire rompu, puis retissé dans les replis duquel se saisit le réel : cette rencontre avec la double mort qui préside à l’écriture « meurtre de la chose » « achèvement d’un monde ». A son époque ‘T écriture automatique » se place bien à cette charnière que Sabina Spielrein nomme « la destruction comme cause de devenir ».
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| Auteur |
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| Demangeat Michel |
| Référence |
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| RB121991-05 Écritures, Libourne, 1990 |
| Catégories |
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| Psychanalyse Histoire Littérature |





