Si l’on considère l’histoire mouvementée de la Collection PRINZHORN, tour à tour reconnue, utilisée abusivement, laissée à l’abandon et de nouveau mise au jour, on s’aperçoit que, malgré tout, le visage de la célèbre collection ne s’est pas modifié pendant six décennies. Chaque fois qu’il s’agissait de décrire la collection, on citait le même catalogue de caractéristiques, car le fonds n’était pratiquement pas accessible mais était présenté aux spécialistes comme au public à travers l’ouvrage de PRINZHORN, Bildnerei der Geisteskranken (1922). Toutes les publications postérieures qui ont trait à la collection, se réfèrent au livre. De même les expositions qui eurent lieu jusqu’en 1933 et après la guerre, le suivirent très fidèlement pour ce qui en était de leur conception et du choix des pièces. La collection était donc pour ainsi dire identifiée au livre. Et s’il est vrai qu’une très vaste exposition itinérante, montrée en 1980-1981 dans différentes villes de la République Fédérale d’Allemagne ainsi qu’à Bâle, comportait l’esquisse d’une conception nouvelle et a élargi la connaissance qu’on avait des œuvres, elle n’a cependant pas modifié l’idée qu’on se faisait traditionnellement de la collection. Celle-ci n’a été définitivement ébranlée qu’au cours des cinq dernières années.
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| Auteur |
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| Jadi Inge |
| Référence |
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| RB071986-07 Prinzhorn, l’inventeur, Paris 1985 |
| Catégories |
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| Art Psychiatrie Psychopathologie de l’expression |





