Mise en place de la problématique
Dans ces quelques pages, qui se placent en un volume d’hommages à l’œuvre de PRINZHORN, nous nous proposons de réfléchir ici à cet aspect particulier de la psychopathologie de l’expression, qui apparaît quand on la rapproche de la sémiologie psychiatrique. Lorsqu’on regarde une œuvre plastique, produite par un patient, plusieurs expériences s’entremêlent, au point qu’il ne s’avère pas facile de réussir à les dénouer sans artifice. Il s’agit d’abord d’une expérience esthétique comme celle que procure la fréquentation des musées, des galeries et des expositions, et qu’on retrouve avec les livres d’art ; tout peut en rester là, mais deux attitudes viennent s’y joindre. D’une part, l’œuvre, même si elle présente à l’évidence de grandes qualités, peut susciter une démarche clinique, soit pour y discerner des traits de la pathologie de son auteur, soit pour en révéler l’absence totale – ce qui semble tout aussi important. D’autre part, et surtout si l’on connaît bien le patient, et que l’œuvre produite entre dans le développement d’une thérapie, l’on peut y repérer des marques de l’évolution en cours. Ces trois positions s’interpénétrent, mais, même si l’on trouve quelque artifice à les séparer, l’on ne peut oublier l’instance de la seconde et de la troisième. Elles n’ôtent rien à la valeur artistique de la toile, du dessin ou de la sculpture, mais nous ne saurions les récuser.
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| Auteur |
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| Lanteri-Laura Georges |
| Référence |
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| RB071986-13 Article original, 1986 |
| Catégories |
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| Esthétique Psychiatrie Psychopathologie de l’expression Arts plastiques |





