Ce texte se présente comme une digression à partir de la vision d’une oeuvre d’art. Sont posés quelques jalons pour un questionnement plus approfondi :
1) la peinture (puisqu’il s’agit plus précisément de peinture) n’existe que par un œil « réceptacle », celui du spectateur. Si ce spectateur jouit de l’œuvre, ce qu’il peut en dire n’est pas seulement le produit de sa vision, mais, tributaire de « mots appris », l’impossibilité de dire cette jouissance.
2) Cette jouissance « in-dicible » naît de la vision du « visible-invisible » qu’est le « donner à voir » de toute peinture.
3) Peut-on inférer que cette jouissance est la marque d’une identification du spectateur au créateur (ou vice versa ?).
Ce texte n’apporte pas de réponse. Il induit des questions. C’est un itinéraire réflexif. Faute de mieux : tout commentaire est le signe de l’insaisissabilité de la peinture. Contingente à l’œuvre, cependant, l’analyse : « peindre fait écrire » disait Georges Bataille.
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| Auteur |
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| Penso Joëlle Labelle-Rojoux Arnaud |
| Référence |
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| RB-001979-05 Article original, 1979 |
| Catégories |
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| Esthétique Philosophie Psychanalyse Psychologie Peinture |





