James, son lecteur et le discours de l’Autre  

MEPHISTO évolue au-dessus des flammes de l’enfer. Toujours illuminé d’ombres mouvantes. De bas en haut. Le vampire doit s’éclairer de lumière blafarde et oblique, de façon que ses oreilles pointues portent une ombre plus pointue encore. Et la tendre héroïne se laissera caresser par un rayon de soleil velouté. Il n’y a pas d’éclairage innocent. Tous les romanciers le savent qui s’appliquent à dissimuler ce qu’ils ont à dire sous des averses de lumière. Ainsi le rôle des savants lettrés qui étudient les œuvres littéraires consiste à dépouiller les textes de leurs éclairages pour en extraire la vérité. Vérité avec une majuscule puérile, car bien sûr la vérité est “successive et contradictoire”. Pourtant, en ce qui concerne JAMES, j’ai eu envie d’en dire quelque chose de cette vérité-là, celle que, me semblait-il, on n’avait pas encore dite. Entreprise périlleuse s’il en fût !

Auteur
Sanchez-Pons Maria
Référence
RB051984-07
Psychopathologie de l’expression et littérature, Rouen 1983
Catégories
Littérature   
Esthétique
Psychanalyse   
Étude de cas