Le sujet qu’il nous a été demandé de traiter aujourd’hui comporte un risque. celui de verser dans le sentimentalisme. Ce risque, nous l’éviterons, mais cette volonté ne pourra empêcher que c’est avec émotion que nous parlerons des enfants qui ont vécu la guerre, et que les dessins à travers lesquels certains parmi ces enfants nous ont fait part de ce qu’ils ont vu ne sortiront plus jamais de notre mémoire. On ne peut contempler un tel dessin, une telle peinture avec objectivité scientifique, car l’angoisse transpire dans chaque trait de crayon ou de pinceau. Alors, nous éprouvons une immense colère contre tous ceux qui sont, de près ou de loin, responsables de ces horreurs. Sentiment incompatible avec la science ? Tant pis : nous affirmons que la guerre est toujours chose terrible, ignoble, mais lorsqu’elle entraîne les enfants dans la tourmente, elle est monstrueuse !
Donc, la question qui a été posée est de savoir dans quelle mesure les dessins (ou autres modes d’expression) parviennent à refléter des changements dans la psychologie des enfants, depuis un demi-siècle ?
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| Auteur |
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| Brauner Alfred Brauner Françoise |
| Référence |
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| RB061985-10 Les enfants de la modernité. Permanence ou révolution, Paris 1984 |
| Catégories |
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| Histoire Psychopathologie de l’expression Dessin Enfance Traumatisme |





