Portraits de papier et d’argile

L’autoportrait est toujours ce qui provisoirement se met en scansion entre soi et les autres. C’est de cette identité instable, aléatoire, que nous avons choisi de parler aujourd’hui comme animateurs thérapeutes d’ateliers d’expression en relation avec d’autres : malades psychiatrisés ou stagiaires en formation.
Depuis plus de dix ans, nous avons mis en place des espaces d’expression où la création de soi constitue dans chaque situation les avatars d’un indéfini autoportrait. D’où ces portraits de nous-mêmes en interaction avec nos participants dans la mouvance de nos affects où d’aucuns y reconnaîtront transferts et contre-transferts.
Que ce soit dans l’argile ou dans des images collées notre autoportrait ne cesse de s’infléchir une invention qui est toujours relationnelle. A la différence des espaces pédagogiques, les ateliers d’expression laissent ouvert l’imprévisible de soi et des autres et la production des animateurs est le témoin sensible, “magnétique” où s’enregistre la manière dont il est provoqué dans son contre-transfert.

Auteur
Broustra Jean
Lafaegue Guy
Référence
RB081987-17
L’autoportrait, Albi 1986
Catégories
Art-thérapie
Psychanalyse
Modelage
Collage
Étude de cas